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Anciens de Midi Gascogne

La grippe et les pathologies cardiovasculaires

Insuffisance cardiaque grave, troubles du rythme graves, cardiopathies valvulaires graves, cardiopathies congénitales graves

La grippe et l’insuffisance cardiaque chronique

Une insuffisance cardiaque peut s’aggraver dans 2 circonstances :

o La décompensation de l’insuffisance cardiaque : la maladie, si elle était stable, s’aggrave. C’est le cas le plus fréquent, surtout pour les plus âgés. Ce phénomène survient par infection broncho-pulmonaire (pneumonie due au virus de la grippe ou par une surinfection par un autre germe). L’hospitalisation est alors souvent nécessaire. Cet épisode survient aussi plus fréquemment si une bronchite chronique est associée à l’insuffisance cardiaque.

o La myocardite aiguë : elle est beaucoup plus rare et est provoquée par le virus de la grippe lui-même. Elle est potentiellement responsable d’une insuffisance cardiaque aiguë grave, surtout chez le sujet jeune.

La grippe et les autres pathologies cardiovasculaires

Il a été démontré que la grippe pouvait constituer un facteur de décompensation de la maladie coronaire entre 40 et 60 ans et favoriser l’accident vasculaire cérébral après 65 ans.

Pour les sujets insuffisants cardiaque ou porteurs d’une affection cardiaque figurant dans la liste ci-dessus, la prévention des infections broncho-pulmonaires est donc essentielle et le recours à la vaccination antigrippale est fortement conseillé.

« Aujourd’hui les traitements permettent aux patients insuffisants cardiaques de retrouver un équilibre leur permettant de vivre le plus normalement possible. Un épisode grippal peut rompre soudainement cet équilibre fragile allant jusqu’à entraîner un œdème pulmonaire chez certains patients. De plus, il arrive que le virus de la grippe s’attaque directement au muscle cardiaque. C’est pourquoi il est fondamental que les personnes souffrant d’insuffisance cardiaque se fassent vacciner. » explique le Professeur Thomas, chef du département de cardiologie médicale à l’hôpital de la Pitié-Salpétrière et Président sortant de la Fédération Française de Cardiologie.

La Fédération Française de Cardiologie (FFC) a vu le jour grâce aux professeurs Jean LENEGRE et Pierre SOULIE en 1964 afin de répondre à un  » triple impératif médical, humain et social ”.D’une part, le principal objectif de la Fédération Française de Cardiologie est de permettre à toute personne d’avoir accès gratuitement à une information sur la prévention des maladies cardiovasculaires afin d’en réduire le nombre. D’autre part, la Fédération a pour mission : la prévention, l’aide à la réadaptation des cardiaques, l’aide à la recherche en cardiologie, et l’information sur l’urgence cardiaque et les gestes qui sauvent. Reconnue d’utilité publique depuis 1977, la FFC ne perçoit aucune subvention directe de l’Etat. Seule la générosité des donateurs lui permet d’assurer ses missions.

Vaccination antigrippale : la stratégie de la prochaine campagne annuelle réaffirmée dans le contexte de l’épidémie de COVID-19

La Haute Autorité de santé a été saisie en urgence par le Directeur Général de la Santé (DGS) afin de définir la stratégie de vaccination contre la grippe saisonnière pour la saison 2020-2021 dans le contexte de l’épidémie de COVID-19. En l’absence d’éléments justifiant un ajustement des recommandations en vigueur, la HAS considère à ce stade que la campagne de vaccination antigrippale doit être réalisée conformément à la stratégie actuelle et souligne l’importance d’augmenter la couverture vaccinale dans les populations cibles.

En France, la grippe saisonnière entraîne chaque année un nombre important de passages aux urgences et d’hospitalisations, et provoque de nombreux décès ; au cours des trois dernières saisons, entre 8 000 et 14 500 personnes par an ont succombé des suites de cette infection virale, principalement des personnes à risque de complications et notamment les personnes de 65 ans et plus*. Malgré les campagnes de vaccination annuelles, la couverture vaccinale dans ces populations reste très insuffisante, bien en-deçà de l’objectif de 75 % fixé par l’Organisation mondiale de la santé. Pour la saison 2019-2020, seules 45 % d’entre elles s’étaient fait vacciner, dont à peine plus de la moitié des plus de 65 ans (52 %), et moins d’un tiers des moins de 65 ans souffrant d’une affection longue durée (31 %).

Maintenir la campagne de vaccination contre la grippe et améliorer les taux de couverture chez les personnes à risques et les professionnels de santé

Pour répondre à la demande du DGS et émettre son avis, la HAS a pris en compte trois éléments :

  • l’impact sanitaire important de la grippe saisonnière en France, qui concerne notamment les personnes vulnérables(personnes âgées de plus de 65 ans, personnes ayant des facteurs de risque) qui sont également particulièrement touchées par l’épidémie de COVID-19 ;
  • la limitation du risque de tension sur le système de santé, déjà très lourdement impacté par l’épidémie de COVID-19, par la vaccination antigrippale, qui permettrait de réduire le recours aux soins pour des complications de grippe saisonnière,
  • la difficulté, pour l’heure, d’anticiper l’impact éventuel d’une circulation concomitante du SARS-CoV-2 et des virus grippaux, ou les conséquences potentielles d’une co-infection.

En l’état actuel des connaissances, et sous réserve que la France ne connaisse pas une nouvelle vague épidémique de COVID-19, la HAS estime par conséquent que la campagne de vaccination contre la grippe saisonnière doit être réalisée conformément à la stratégie recommandée dans le calendrier des vaccinations 2020, et cibler les populations à risque de complications et les professionnels de santé**. Son élargissement à d’autres populations n’est, en revanche, pas justifié actuellement.

Elle insiste sur l’importance des campagnes de promotion de cette vaccination afin d’améliorer les taux de couverture au sein des populations à risque de complications et des professionnels de santé, qui sont en contact avec elles. Il est également essentiel de renforcer les « gestes barrières » pour limiter la propagation du virus grippal lors d’une épidémie.

La HAS recommande, par ailleurs, aux personnes identifiées comme contacts possibles d’un cas de COVID-19 et éligibles à la vaccination contre la grippe saisonnière de reporter cette vaccination à l’issue de la quarantaine de 14 jours recommandée en l’absence d’apparition de symptômes.

Conserver la même date de lancement de la campagne

La HAS considère dans le contexte épidémique actuel, que la période de lancement de la campagne de vaccination contre la grippe saisonnière pour la saison 2020-2021 doit rester inchangée par rapport aux saisons précédentes. Soit mi-octobre pour la France métropolitaine et les départements-régions d’Outre-Mer des Amériques (Martinique, Guadeloupe, Guyane). À Mayotte, la HAS préconise que cette campagne démarre plus tôt, idéalement en septembre, dès que les vaccins seront disponibles. Pour La Réunion, dans un avis du 5 mai dernier, la HAS a confirmé le besoin de maintenir le lancement de la campagne de vaccination au 1e juin 2020.

Appliquer les mesures barrières pendant les consultations vaccinales

La HAS insiste enfin sur l’importance d’organiser au mieux les consultations vaccinales et de respecter les mesures barrières (espacement des consultations sur rendez-vous et, si possible, isolement des personnes suspectes de COVID-19, aération et nettoyage réguliers des locaux, lavage des mains, port de masque, désinfection des surfaces, limitation du nombre d’accompagnant à une personne…), afin de protéger les professionnels de santé et les patients et d’éviter la transmission du virus SARS-CoV-2 sur les lieux de vaccination.

La HAS n’exclut pas de reconsidérer ces recommandations, notamment si la France devait subir une nouvelle vague de COVID-19 susceptible de remettre en cause le moment du lancement de la campagne de vaccination.

 

* Personnes à risque de grippe sévère ou compliquée telles que les femmes enceintes, les malades chroniques, les personnes obèses, …

** Les professionnels de santé et tout professionnel en contact régulier et prolongé avec des personnes à risque de grippe sévère

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