L'interview du Directeur

Emmanuel LAFFOSSE, directeur de la Clinique qu’on ne présente plus. C’est grâce à ses autorisations et ses accords que nous pouvons mener notre action associative sur l’ensemble de nos interventions.

Question 1 : Le variant Omicron a fait son apparition en décembre. Cela a-t-il entraîné des conséquences sur l’activité de la clinique ?

Le mois de janvier a été marqué par une reprise assez rapide et importante de notre activité. Si j’avais écrit ces lignes la semaine dernière, j’aurai osé dire que la crise était passée….et je me serai lourdement trompé !

Depuis une dizaine de jours, notre activité est perturbée par l’absence de plusieurs salariés. Il s’agit essentiellement de parents d’enfants contaminés au COVID dont la classe ou l’école est fermée.

Fin janvier, nous avons détecté des cas positifs parmi les patients. Nous avons testé tous les patients présents dans l’établissement (60 tests) ; ils étaient négatifs le 29 janvier. La doctrine actuelle recommande de réaliser un test au bout de 7 jours. Celui réalisé auprès de 50 patients le 4 février a permis d’identifier 13 patients contaminés au COVID.

Nous avons donc une diffusion du virus dans l’établissement.

Pour limiter la propagation du virus, nous reprenons donc les repas en chambre et nous limitons les entrées de nouveaux patients. Une nouvelle campagne de test est prévue le 9 février. En fonction des résultats, nous adapterons les mesures de protection.

Question 2 : Des conséquences sur le séjour des patients ?

Ce phénomène récent perturbe notre fonctionnement. Nous sommes confrontés à un taux d’absentéisme élevé et changeons les activités proposées en réduisant le nombre de participants. Pour beaucoup de patients, le séjour devient moins dense et certains souhaitent raccourcir leur durée de séjour ; ce qui est tout à fait compréhensible.

Question 3 : Compte tenu des allégements en sécurité sanitaire à partir du 16 FEVRIER 2022, comment envisagez- vous un retour à la normal et sous quel délai ?

Lors de la rencontre du personnel du 14 décembre 2021, je disais aux salariés que la meilleure façon de se tromper c’était de chercher à prédire l’avenir.

Au risque de me tromper je crois que ce que nous vivons ne va pas s’estomper d’ici le 16 février.

Dans nos prévisions, nous envisageons un retour à la normale en 2022. Dans un premier temps, nous allons travailler à nous sortir du mauvais pas dans lequel nous sommes tombés. Deuxièmement, nous allons essayer de nous remettre de ce nouveau coup dur pour nous relancer en avril ou mai. C’est notre espérance.

Le télétravail sera-t-il toujours en place ?

Dès 2020, nous avons pu identifier 4 salariés qui pouvaient réaliser un travail en alternant présence physique et télétravail. Cette organisation est toujours en place.

 
Question 4 : Quelles perspectives avez-vous pour les 4 prochains mois sur votre activité et plus généralement sur la vie quotidienne de vos patients ?

Il est extrêmement difficile de faire une prévision pour les prochains mois. Nos tutelles nous annoncent une amélioration de la situation régionale qui devrait nous aider à retrouver un mode de fonctionnement normal.

Dans l’immédiat, nous ne pouvons que prôner la plus grande prudence et le respect strict des différentes mesures de protection.

Emmanuel LAFFOSSE, directeur de la Clinique qu’on ne présente plus. C’est grâce à ses autorisations et ses accords que nous pouvons mener notre action associative sur l’ensemble de nos interventions.

QUESTION 1 : Depuis l’été, les conditions sanitaires s’améliorent. Le taux d’incidence du Tarn & Garonne est de 31,22 pour 100.000 et le R0 (ce nombre correspond au taux de reproduction du virus, c’est-à-dire le nombre de personnes contaminées pour chaque malade) est passé à 0,76 au 4 octobre (donc inférieur à 1). Ressentez- vous également les effets sur les conditions sanitaires à respecter en milieu hospitalier (assouplissement ou pas) et sur le nombre de patients (en augmentation) ?

Au cours de l’été, nous avons organisé deux réunions pour faire évoluer notre manière de travailler, compte tenu de l’amélioration de la situation épidémiologique. Avec comme objectifs contradictoires : garantir la sécurité de tous les occupants de l’établissement et retrouver une vie presque normale !

Nous restons encore soumis au contrôle du Passe Sanitaire. Cette mesure limite encore l’accès à notre site et nous oblige à faire une activité (du contrôle d’accès), bien éloignée de notre métier. Les permissions durant le séjour sont réservées aux situations exceptionnelles. Nous ne pouvons toujours pas recevoir d’invité. Ces mesures sont dans leur ensemble bien comprises par les personnes en séjour mais elles demandent un effort car nous n’avons aucune idée de la date où nous pourrons assouplir ces mesures restrictives.

Nous essayons de conserver les mesures de protection les plus efficaces tout en renouant avec les activités qui font la qualité des séjours chez nous : les échanges d’expériences, la convivialité ou les rencontres.

Toutes les activités de réadaptation sont organisées à nouveau normalement. Cette période très perturbante a même été l’occasion de diversifier davantage le contenu des séjours en exploitant au maximum les espaces extérieurs et les ressources de notre canton. Depuis plus de 30 ans, nous avons accès au Lac de Beaumont. En 2020, nous avons noué un partenariat avec l’APIM (association Accompagner Partager Innover dans le secteur Médico-social) de Lavit de Lomagne. Nous avons désormais accès à une piscine couverte où nous animons des séances d’aquagym très appréciées des patients.

QUESTION 2 : Nous arrivons à la fin de l’année 2021. Cette année aura-t-elle permis de revenir à un niveau d’activité normale par rapport à l’année 2020 ?

Depuis le mois d’octobre, nous avons repris un niveau d’activité plus élevé. Cela reste en dessous de notre capacité d’accueil maximale puisque nous avons en moyenne 72 patients alors qu’en 2019 nous en avions accueilli près de 80. De nombreux facteurs limitent encore nos capacités d’accueil.

Nous recevons encore des demandes pour des séjours de personnes non vaccinées contre la COVID 19. Notre établissement est loin d’être une bulle étanche et le Passe Sanitaire est loin d’être une garantie absolue contre la circulation du virus dans l’établissement.

Faire cohabiter des personnes à risque de développer des formes graves et des personnes qui doutent de la dangerosité du COVID 19 est quasiment impossible. C’est pourtant ce que nous sommes obligés de faire.

QUESTION 3 : Le personnel médical a l’obligation de se faire vacciner depuis le 15 septembre avec une souplesse jusqu’au 15 octobre.
Comment cette obligation a été vécue par votre personnel ? Et le taux de vaccination a-t-il atteint les 100 % ?

Cette obligation vaccinale pour le personnel intervenant en établissement de santé, votée début août 2021, a été bien comprise chez nous. Sur les 86 salariés de la structure, seuls deux ont dû être suspendus comme le prévoit la réglementation. C’est peu au regard d’autres établissements de santé ou par comparaison avec la population générale.

En 2019, nous avons mené une action en faveur de la vaccination antigrippale. Un médecin du CH de Montauban était intervenu auprès des professionnels de santé du territoire pour les sensibiliser à ce geste et répondre à leurs interrogations. Avec du recul, je pense que cette action a eu un impact positif sur notre taux de vaccination.

QUESTION 4 : Nous approchons de l’année 2022. Quelles sont vos perspectives d’activité et quels sont vos projets futurs ?

Notre souhait est de retrouver un mode de fonctionnement normal. Par prudence, et compte tenu des moments difficiles que nous avons traversés, nous allons encore avancer pas à pas.

En terme de nombre de patients accueillis, nous pensons retrouver une capacité d’accueil normale dès le mois de janvier 2022. Pour ce qui concerne notre organisation, nous allons devoir apprendre à vivre durablement avec les contraintes du quotidien : application stricte des gestes barrières, mise en œuvre de la 3ème dose, vigilance devant toute personne présentant des signes d’infection.

La prise en compte du statut vaccinal des patients dans l’organisation de leur séjour est également une question qui actuellement nous divise. Dans ce domaine, nous ne sommes pas les seuls à réfléchir comment retrouver un mode de fonctionnement avec moins de contraintes tout en limitant les risques de diffusion du virus auprès des personnes les plus fragiles.

Focus sur l'équipe

Christine LAFFOSSE, économe qui nous appuie logistiquement comme lors des randonnées en Lomagne ou au quotidien, en diffusant sur les écrans de la clinique, nos messages.

Catherine BELAYGUES : Infirmière en chef, Cathy (pour les intimes) nous accompagne sur les ateliers de formation de patients- témoin, met en place des possibilités d’action avec le personnel de la clinique comme pour celles des 40 ans et parfois, nous accompagne lors de nos sorties Montagne Raquettes.

Christine MOUYSSET : Christine fait tous nos courriers et souvent vous les envoie ; c’est elle qui enregistre les adhésions nouvelles et c’est elle qui met à jour tous nos fichiers d’adhérents pour que vous puissiez recevoir cette revue, par exemple. C’est notre « Madame Communication ».

Isabelle PURUSSOLO : « Madame Chiffres » : c’est elle qui fait notre comptabilité au quotidien, qui fait les rapprochements bancaires, qui prépare le bilan en étroite collaboration avec le Président, le Trésorier et notre expert- comptable.

Cet éclairage nous a paru important d’être fait pour que vous puissiez mettre un visage sur leurs noms si vous ne les aviez pas encore rencontrés et pour que vous sachiez que la gestion de notre association est faite en étroite collaboration avec la Clinique Midi-Gascogne.

Au nom de l’ensemble des adhérents, nous les remercions vivement de leur accompagnement au quotidien !