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Anciens de Midi Gascogne

La 3ème INTERVIEW du DIRECTEUR DE LA CLINIQUE MIDI- GASCOGNE : Emmanuel LAFFOSSE.

Les trois derniers mois de l’année 2020 ont connu une relance de la pandémie que l’on a appelée « la 2ème vague ». Nous avons tous subi ce 2ème confinement même s’il était différent du premier.

  • Comment cette période a-t-elle été vécue par la direction de la clinique, par le personnel de la clinique et bien sûr par les patients ?

Le 7 novembre, nous avons été confrontés à la découverte d’un cas de patient positif au COVID, le premier de 2020 ! Les cadres de santé qui avaient été alertés par le signalement de différents cas de patients et de membres du personnel présentant des symptômes évocateurs m’ont alerté sur la possibilité du développement d’une contamination de plusieurs individus. Nous avons décidé de procéder, à partir du 9 novembre, à une campagne de test auprès de tous les patients et de tous les salariés. Nous avons réalisé en 3 jours près de 150 tests. Nous avons alors découvert près de 10 patients positifs au COVID et autant de salariés. Conformément aux différentes recommandations, nous avons alerté l’ARS d’Occitanie qui dispose d’une cellule spécifique de notre situation. En accord avec nos interlocuteurs, nous avons complètement modifié notre organisation.

A partir de la réception des résultats, nous avons annulé toutes les activités collectives et les repas en salle à manger. Cela a fortement perturbé le bon déroulement des séjours de réadaptation.

De nombreux patients, devant l’évolution du contenu de leurs journées et l’obligation de rester dans leur chambre en dehors des temps d’activité, ont décidé d’abréger leur séjour. Nous avons cessé d’accueillir de nouveaux patients à partir du 10 novembre. Ainsi, au fil des jours, notre activité s’est fortement réduite pour atteindre 13 patients hospitalisés le 24 novembre au soir !

Alors que, dans la même période, certains signaux d’une amélioration de la diffusion de l’épidémie au niveau national et régional étaient palpables, nous étions en pleine tourmente.

 

  • Cette pandémie a-t-elle remis en cause chez vous des process de sécurité, de conditions de traitements et de surveillance médicale des patients et également d’hygiène ?

Cette crise a mis en lumière de nombreuses failles. Je dirai que la première est l’excès de confiance. Durant l’été, nous avons assoupli un certain nombre de règles. Nous avons aussi négligé le fait qu’une consigne n’est jamais complètement comprise et appliquée par tout le monde. Nous pensons que le virus est entré à l’occasion d’une ou plusieurs visites non autorisées. La diffusion a été accentuée par le fait que nous avons maintenu les repas en salle à manger par table de 4 personnes. Nous avons reçu, au début de la crise, des masques provenant des stocks de l’État. Certains lots n’étaient pas conformes, avec en particulier des systèmes d’attache défaillants. En fonction des lots distribués, les modalités de mise en place étaient différentes. Certains soignants ont très probablement été contaminés par un mauvais usage des masques par les patients et par les professionnels eux-mêmes.

Ces événements ont démontré l’importance du suivi et de l’accompagnement des personnes face à une menace qui n’est pas toujours bien comprise. La majorité des personnes contaminées n’avaient aucun symptôme au début de la phase d’installation du virus. Ne se sentant pas malade, elles n’ont appliqué que partiellement les mesures d’hygiène. A partir du 11 novembre, et le renforcement du contrôle dans l’application des mesures de base (port du masque, hygiène des main, respect des distances) nous avons constaté un arrêt des nouvelles contaminations.

Dans certains services, comme au ménage, aucun professionnel n’a été contaminé alors que dans leur travail ils ont été amenés à côtoyer des patients porteurs du COVID.

 

  • L’activité de la clinique a-t-elle été réduite ? Cela porte-t-il à conséquence sur les perspectives de mise en place des nouvelles spécialités comme « les soins métaboliques » ?

Ce n’est qu’après la réception des résultats du deuxième test réalisé le 16 novembre que nous avons pu reprendre l’accueil de nouveaux patients, puis la reprise des activités. Ce soir, 16 décembre, nous hébergeons 65 patients. Ce qui reste bien inférieur à notre capacité d’accueil maximale.

Nous devions accueillir des personnes en séjour de réadaptation métabolique fin novembre. Les séjours prévus ont été reportés au mois de janvier.

 

  • Comment abordez- vous la nouvelle année 2021 ? Serein ? Soucieux ? Inquiet ?

Il est difficile de faire des prévisions pour l’année 2021. Nous travaillons tous pour que les séjours de réadaptation soient les plus bénéfiques possibles en combinant différents paramètres dont celui de la sécurité des salariés et des patients. Nous informons le plus précocement possible les patients d’une manière claire des règles à respecter pour le bon déroulement d’un séjour chez nous, avec en particulier l’interdiction des visites et des permissions. Certaines personnes préfèrent différer leur venue, ce que nous comprenons. D’autres font le choix de s’adapter à ces contraintes.

Nous devrions pouvoir reprendre une activité à peu près normale dans le courant du mois de janvier. En fonction de l’évolution de la circulation du virus durant le premier semestre 2021, nous serons probablement amenés à maintenir ces règles de restriction des visites et des permissions et de maintien en chambre individuelle.

Personnellement je ne m’attends pas à une année 2021 simple à organiser.

Randonnées en Lomagne  annulées et reportées en 2021

 

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