L'interview du Directeur

Emmanuel LAFFOSSE, directeur de la Clinique qu’on ne présente plus. C’est grâce à ses autorisations et ses accords que nous pouvons mener notre action associative sur l’ensemble de nos interventions.

Interview  Juin 2022

QUESTION 1 :

A la date de notre interview (mai 2022), les chiffres actuels de l’épidémie ressortent à :

  • 79,6 % de couverture vaccinale
  • 53,45 M vaccinations terminées mais avec
  • + 38000 nouveaux cas par jour dont 98,8 % avec Omicron. Le port du masque reste obligatoire dans les établissements de santé et médicaux-sociaux ainsi que le passe sanitaire.
  • Comment est la situation sanitaire actuelle dans la clinique ?

Réponse :

Nous restons très vigilants vis-à-vis de cette épidémie. En effet, les contaminations font l’objet d’un suivi particulier et les précautions à appliquer également. Les patients porteurs du COVID doivent être isolés et les personnes « cas contact » doivent respecter des consignes strictes dans l’attente des résultats de deux tests PCR négatifs.

Nous constatons un relâchement dans l’application des gestes barrière alors qu’ils restent obligatoires dans un établissement de santé. Nous devons encore consacrer beaucoup de temps à expliquer pourquoi ces différentes règles s’appliquent.

Tous les patients assistent à une atelier « gestes barrière » afin de donner les consignes de base et répondre aux questions.

Pour l’instant, nous conservons le contrôle du « passe sanitaire ». Nous n’autorisons toujours pas les permissions et le port du masque est obligatoire.

Nous n’envisageons pas de lever ces restrictions sauf si des consignes nous étaient données par notre tutelle.

Nous avons la chance de pouvoir prendre ces décisions de manière collégiales avec des professionnels de l’établissement qui sont biens conscients des difficultés d’acceptabilité de ces mesures et d’évolution du contexte sanitaire.

QUESTION 2 :

Vous nous avez présenté la nouvelle activité sur le métabolisme dans les derniers numéros de la revue.

Pouvez- vous nous dire si cette activité se développe malgré le contexte sanitaire ?

Réponse :

Lancée au pire moment (avril 2020) cette activité peine à fonctionner de manière régulière.

En 2021, nous avons accueilli 30 patients alors que nous avons une autorisation de 20 lits !

Nous avons mené différentes actions pour poursuivre le développement de cette offre qui répond, selon nous, à un besoin sanitaire réel. Notre objectif pour 2022 est d’accueillir 50 patients. Au-delà de ce seuil, il s’agit pour nous d’avoir en permanence des personnes en séjour pour ce type de rééducation. Ainsi les patients profitent de la dynamique collective. De plus nous pouvons proposer des dates de séjour adaptées aux contraintes de chacun.

QUESTION 3 :

Quelles sont vos perspectives d’activité sur les prochains mois ? Arrivez- vous à avoir une visibilité de l’activité de réadaptation à moyen terme malgré le contexte sanitaire ? Et enfin, quels sont vos projets à venir pour la clinique ?

Réponse :

Depuis le début de l’année, nous sommes confrontés à une demande importante pour la réalisation de séjours de réadaptation cardiaque. Nous n’arrivons pas à répondre à toutes les demandes et c’est regrettable. Nous essayons de lever les différents freins à l’augmentation de notre capacité d’accueil mais cela reste difficile.

Je ne reviens pas sur l’épisode de diffusion du virus en février dernier mais c’est un facteur que nous devons prendre en compte pour encore de nombreux mois.

La pénurie de médecin cardiologue est un autre point qui limitait notre capacité. Grâce à deux recrutements réalisés fin 2021 et début 2022, nous pouvons travailler dans de meilleures conditions avec une présence médicale renforcée.

Si l’épidémie ne se réveille pas trop en fin d’année, nous pensons pouvoir atteindre un bon niveau d’activité c’est-à-dire entre 70 et 75 patients présents chaque jour.

Le projet sur lequel nous travaillons est l’implantation d’une structure de réadaptation ambulatoire à proximité de Montauban. Le terrain est en cours d’acquisition, les travaux devraient débuter en 2022 pour une ouverture, nous l’espérons, en 2023.

QUESTION 4 :

A la fin de l’année, les mandats des représentants des usagers (RU) en Commission des Usagers (en CDU) arrivent à terme pour l’ensemble des RU au niveau national.

Avez- vous bon espoir que les RU actuels renouvèlent leur mandat ?

Réponse :

C’est pour nous une chance d’avoir une Commission des Usagers (CDU) qui fonctionne. Un autre point fort de cette instance c’est qu’elle est composée de Représentants des Usagers (RU) qui connaissent l’établissement. Ils sont pour nous des interlocuteurs privilégiés. Ils sont très investis dans la vie de l’établissement. Leurs questions, leurs avis nous permettent de progresser. La crise du COVID a été l’occasion de modifier le format des rencontres. Fort heureusement cela a eu peu d’effet sur la qualité de nos échanges.

En 2020, nous avons mis en œuvre des mesures de restriction des libertés et les échanges en CDU nous ont beaucoup aidés. Fort heureusement le contexte a changé avec l’apparition des vaccins et leur généralisation. La CDU reste un lieu important d’échange d’avis et validation des décisions à prendre pour nous adapter à ces changements.

Après trois années de mandat, et conformément aux textes réglementaires en fin d’année 2022, le mandat de nos RU s’achèvera. Personne n’ayant souhaité mettre fin à cet engagement, nous avons bon espoir que nous pourrons prolonger en 2023 les mandats des personnes en poste.

Emmanuel LAFFOSSE, directeur de la Clinique qu’on ne présente plus. C’est grâce à ses autorisations et ses accords que nous pouvons mener notre action associative sur l’ensemble de nos interventions.

QUESTION 1 : Depuis l’été, les conditions sanitaires s’améliorent. Le taux d’incidence du Tarn & Garonne est de 31,22 pour 100.000 et le R0 (ce nombre correspond au taux de reproduction du virus, c’est-à-dire le nombre de personnes contaminées pour chaque malade) est passé à 0,76 au 4 octobre (donc inférieur à 1). Ressentez- vous également les effets sur les conditions sanitaires à respecter en milieu hospitalier (assouplissement ou pas) et sur le nombre de patients (en augmentation) ?

Au cours de l’été, nous avons organisé deux réunions pour faire évoluer notre manière de travailler, compte tenu de l’amélioration de la situation épidémiologique. Avec comme objectifs contradictoires : garantir la sécurité de tous les occupants de l’établissement et retrouver une vie presque normale !

Nous restons encore soumis au contrôle du Passe Sanitaire. Cette mesure limite encore l’accès à notre site et nous oblige à faire une activité (du contrôle d’accès), bien éloignée de notre métier. Les permissions durant le séjour sont réservées aux situations exceptionnelles. Nous ne pouvons toujours pas recevoir d’invité. Ces mesures sont dans leur ensemble bien comprises par les personnes en séjour mais elles demandent un effort car nous n’avons aucune idée de la date où nous pourrons assouplir ces mesures restrictives.

Nous essayons de conserver les mesures de protection les plus efficaces tout en renouant avec les activités qui font la qualité des séjours chez nous : les échanges d’expériences, la convivialité ou les rencontres.

Toutes les activités de réadaptation sont organisées à nouveau normalement. Cette période très perturbante a même été l’occasion de diversifier davantage le contenu des séjours en exploitant au maximum les espaces extérieurs et les ressources de notre canton. Depuis plus de 30 ans, nous avons accès au Lac de Beaumont. En 2020, nous avons noué un partenariat avec l’APIM (association Accompagner Partager Innover dans le secteur Médico-social) de Lavit de Lomagne. Nous avons désormais accès à une piscine couverte où nous animons des séances d’aquagym très appréciées des patients.

QUESTION 2 : Nous arrivons à la fin de l’année 2021. Cette année aura-t-elle permis de revenir à un niveau d’activité normale par rapport à l’année 2020 ?

Depuis le mois d’octobre, nous avons repris un niveau d’activité plus élevé. Cela reste en dessous de notre capacité d’accueil maximale puisque nous avons en moyenne 72 patients alors qu’en 2019 nous en avions accueilli près de 80. De nombreux facteurs limitent encore nos capacités d’accueil.

Nous recevons encore des demandes pour des séjours de personnes non vaccinées contre la COVID 19. Notre établissement est loin d’être une bulle étanche et le Passe Sanitaire est loin d’être une garantie absolue contre la circulation du virus dans l’établissement.

Faire cohabiter des personnes à risque de développer des formes graves et des personnes qui doutent de la dangerosité du COVID 19 est quasiment impossible. C’est pourtant ce que nous sommes obligés de faire.

QUESTION 3 : Le personnel médical a l’obligation de se faire vacciner depuis le 15 septembre avec une souplesse jusqu’au 15 octobre.
Comment cette obligation a été vécue par votre personnel ? Et le taux de vaccination a-t-il atteint les 100 % ?

Cette obligation vaccinale pour le personnel intervenant en établissement de santé, votée début août 2021, a été bien comprise chez nous. Sur les 86 salariés de la structure, seuls deux ont dû être suspendus comme le prévoit la réglementation. C’est peu au regard d’autres établissements de santé ou par comparaison avec la population générale.

En 2019, nous avons mené une action en faveur de la vaccination antigrippale. Un médecin du CH de Montauban était intervenu auprès des professionnels de santé du territoire pour les sensibiliser à ce geste et répondre à leurs interrogations. Avec du recul, je pense que cette action a eu un impact positif sur notre taux de vaccination.

QUESTION 4 : Nous approchons de l’année 2022. Quelles sont vos perspectives d’activité et quels sont vos projets futurs ?

Notre souhait est de retrouver un mode de fonctionnement normal. Par prudence, et compte tenu des moments difficiles que nous avons traversés, nous allons encore avancer pas à pas.

En terme de nombre de patients accueillis, nous pensons retrouver une capacité d’accueil normale dès le mois de janvier 2022. Pour ce qui concerne notre organisation, nous allons devoir apprendre à vivre durablement avec les contraintes du quotidien : application stricte des gestes barrières, mise en œuvre de la 3ème dose, vigilance devant toute personne présentant des signes d’infection.

La prise en compte du statut vaccinal des patients dans l’organisation de leur séjour est également une question qui actuellement nous divise. Dans ce domaine, nous ne sommes pas les seuls à réfléchir comment retrouver un mode de fonctionnement avec moins de contraintes tout en limitant les risques de diffusion du virus auprès des personnes les plus fragiles.

Focus sur l'équipe

Christine LAFFOSSE, économe qui nous appuie logistiquement comme lors des randonnées en Lomagne ou au quotidien, en diffusant sur les écrans de la clinique, nos messages.

Catherine BELAYGUES : Infirmière en chef, Cathy (pour les intimes) nous accompagne sur les ateliers de formation de patients- témoin, met en place des possibilités d’action avec le personnel de la clinique comme pour celles des 40 ans et parfois, nous accompagne lors de nos sorties Montagne Raquettes.

Christine MOUYSSET : Christine fait tous nos courriers et souvent vous les envoie ; c’est elle qui enregistre les adhésions nouvelles et c’est elle qui met à jour tous nos fichiers d’adhérents pour que vous puissiez recevoir cette revue, par exemple. C’est notre « Madame Communication ».

Isabelle PURUSSOLO : « Madame Chiffres » : c’est elle qui fait notre comptabilité au quotidien, qui fait les rapprochements bancaires, qui prépare le bilan en étroite collaboration avec le Président, le Trésorier et notre expert- comptable.

Cet éclairage nous a paru important d’être fait pour que vous puissiez mettre un visage sur leurs noms si vous ne les aviez pas encore rencontrés et pour que vous sachiez que la gestion de notre association est faite en étroite collaboration avec la Clinique Midi-Gascogne.

Au nom de l’ensemble des adhérents, nous les remercions vivement de leur accompagnement au quotidien !